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Latour, Bruno
Politique de la nature
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Œuvre majeure de l'un des penseurs les plus novateurs de notre époque, Politiques de la nature n'a rien de moins que d'établir le contexte conceptuel de l'écologie politique – transplantant les termes de l'écologie dans un sol philosophique plus fertile que ce que ses partisans avaient envisagé jusqu'à présent. Bruno Latour annonce son projet de manière spectaculaire : « L'écologie politique n'a rien à voir avec la nature, ce fatras de philosophie grecque, de cartésianisme français et de parcs américains. » La nature, affirme-t-il, loin d'être un domaine évident de la réalité, est une manière d'assembler l'ordre politique sans procédure équitable. Ainsi, son livre propose de mettre fin à l'ancienne dichotomie entre nature et société – et la constitution, à sa place, d'un collectif, d'une communauté incorporant humains et non-humains et s'appuyant sur les expériences des sciences telles qu'elles sont réellement pratiquées.
Dans une critique de la distinction entre fait et valeur, Latour suggère une redescription du type de philosophie politique impliquée dans une telle division de « bon sens » – qui se révèle ici distinctement absurde et en fait fatale à la démocratie et à un sain développement des sciences. Dépassant les institutions modernistes du « mononaturalisme » et du « multiculturalisme », Latour développe l'idée de « multinaturalisme », une collectivité complexe déterminée non par des experts extérieurs revendiquant la raison absolue, mais par des « diplomates » flexibles et ouverts à l'expérimentation.
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Dans une critique de la distinction entre fait et valeur, Latour suggère une redescription du type de philosophie politique impliquée dans une telle division de « bon sens » – qui se révèle ici distinctement absurde et en fait fatale à la démocratie et à un sain développement des sciences. Dépassant les institutions modernistes du « mononaturalisme » et du « multiculturalisme », Latour développe l'idée de « multinaturalisme », une collectivité complexe déterminée non par des experts extérieurs revendiquant la raison absolue, mais par des « diplomates » flexibles et ouverts à l'expérimentation.
